L’association « Faut qu’on s’active » a, depuis le 24 septembre 2004, date anniversaire du
« départ » de Vincent Humbert, entrepris de contribuer à l’émergence d’un vrai débat national sur
le droit à se retirer dans la dignité. En deux mois, à travers un tour de France, une proposition
de loi d’initiative populaire pour une « loi Vincent Humbert » avait déjà recueilli
130 000 signatures.
Malgré une opinion massivement favorable, malgré la pratique clandestine non contrôlée de
l’euthanasie, le gouvernement et le parlement se refusent toujours à reconnaître que la France
est dans une impasse juridique. La loi « Léonetti » ne répond pas au problème posé avec
force par Vincent Humbert, qui n’était pas en fin de vie.
Marie Humbert et l’association « Faut qu’on s’active » continuent le combat. Le « Mouvement
national pour une loi Vincent Humbert » est né. Ce mouvement s’est donné pour objectifs de
recueillir 300 000 signatures, d’interpeller les politiques, tous les politiques qui ont pour beaucoup
reconnu que la loi Léonetti était imparfaite et nécessitait :
- un amendement « Vincent Humbert » permettant d’étendre le « droit à se laisser
mourir » aux patients qui ne sont pas en fin de vie, mais qui font état d’une
souffrance ou d’une détresse constante, insupportable, non maîtrisable, à la suite
d’un accident, d’une affection pathologique ou d’une maladie dégénérative incurable ;
- un amendement « Frédéric Chaussoy » permettant dans un nombre limité de
cas, d’arrêter les souffrances par une « aide active à mourir » (injection d’un produit
léthal), qui fera l’objet d’une « exception d’euthanasie » inscrite dans le code pénal.
Le mouvement a grandi et s’est organisé dans tous les départements. L’objectif des 300 000
signatures est largement atteint. Comme le stipule Vincent LENA, magistrat et président du
Mouvement : « Arrêtons l’hypocrisie sur l’euthanasie clandestine, pratiquée chaque jour dans
le secret des maisons ou le silence des hôpitaux. Luttons contre les inégalités des citoyens
face à la mort ».
Concernant la pièce de théâtre de Francis Beaucourt « qu’il repose en révolte ou le procès de
Marie H », ce procès imaginaire n’énonce pas de verdict mais s’inscrit dans la tradition du théâtre
engagé.
L’association « Faut qu’on s’active » organise donc en Seine-Maritime une soirée-débat :
- 18h : Représentation de la pièce de théâtre de Francis BEAUCOURT
« Qu’il repose en révolte ou le procès de Marie H. »
- 19h45 : Débat sur la fin de vie, en présence de Marie Humbert et de
Laurent Fabius, Député de Seine-Maritime auteur d’une proposition de
loi instaurant une aide active à mourir.
Entrée libre sur simple message au 09 64 27 95 26.
Contact :