L'avancée en âge peut s'accompagner d'un déclin des fonctions intellectuelles. Perdre ses clefs, égarer ses lunettes, ne plus trouver un mot... : beaucoup de personnes âgées se plaignent de “trous de mémoire” ou de leur incapacité à se concentrer et à suivre une longue conversation. Pour rester vif et efficace, la mémoire doit être entretenue et sollicitée.
Les troubles de la mémoire et de la concentration peuvent être aggravés par des médicaments comme les somnifères ou les traitements contre l'anxiété. Dans d'autres cas, c'est la dépression, l'isolement et l'anxiété qui concourent à perturber les fonctions cérébrales. Tout trouble inquiétant de la mémorisation doit faire l'objet d'une consultation auprès de votre médecin généraliste, qui décidera si un bilan médical plus approfondi doit être envisagé.
Pour conserver une bonne mémoire, les médecins conseillent d'adopter une alimentation équilibrée, de réduire – voire supprimer – l'alcool et le tabac et de pratiquer une activité physique et intellectuelle. Le cerveau a en effet besoin d'être stimulé
tous les jours par des exercices variés :
- la lecture de magazine, romans, journaux,
- les jeux de société comme les dames, le scrabble, les jeux de cartes, les échecs,
- les mots croisés ou fléchés,
- la participation à des conférences ou débats publics.
Les ateliers mémoires – proposés par les CCAS, les maisons de retraite, les associations ou les caisses de retraite – répondent aussi aux attentes des personnes âgées cherchant à développer leur mémoire et à reprendre confiance en eux. Ils contribuent également à développer le lien social. Les ateliers sont en général dirigés par un animateur formé à la méthode. Les séances se
composent d'exercices ludiques, dont l'objectif est de mobiliser l'attention, d'organiser des informations et de concevoir des associations d'idées. En général, les activités se structurent autour de listes de mots à mémoriser, d'associations d'objets et de couleurs, de petits calculs...