La Charte des soins palliatifs et de l'accompagnement en donne la définition suivante : ce sont “des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave, évolutive ou terminale. L'objectif des soins palliatifs est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. Les soins palliatifs et l'accompagnement sont interdisciplinaires. Ils s'adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution”.
Mis en place à partir de la fin des années 80, les soins palliatifs font aujourd'hui l'objet d'un programme national de développement, piloté par le ministère de la Santé. L'objectif est de mettre en commun les compétences et les moyens nécessaires pour apporter l'apaisement et la qualité de vie dans les derniers moments de l'existence.
À ce titre, les soins palliatifs sont très étroitement liés à la prise en charge de la douleur. Longtemps négligée, voire niée, cette dimension est aujourd'hui considérée comme une priorité de santé publique et fait, elle aussi, l'objet d'un programme national.
Les soins palliatifs peuvent être assurés de différentes façons :
au domicile de la personne malade, à travers notamment une hospitalisation à domicile et/ou l'intervention d'une association spécialisée,
par une équipe mobile de soins palliatifs rattachée à un établissement hospitalier (le CHU de Rouen, le centre hospitalier du Havre et le Centre de lutte contre le cancer Henri Becquerel disposent de telles équipes),
par un établissement spécialisé dans les soins palliatifs (maison médicale). Il n'en existe pas pour l'instant en Seine-Maritime.
Les soins palliatifs et la lutte antidouleur sont pris en charge par l'assurance maladie en fonction du contexte dans lequel ils sont assurés (hospitalisation, HAD...).