

| Vous êtes le vice-président en charge des Solidarités, compétence majeure du Département. Quelles sont aujourd'hui vos priorités dans ce domaine ? La particularité du social est de couvrir un champ extrêmement vaste et dans ce domaine de compétences, rares sont les mesures très spectaculaires. Ce sont au contraire les actions quotidiennes mises bout à bout qui sont importantes. Néanmoins quelques grands principes nous guident. Le premier, qui me paraît essentiel c'est la vision d'ensemble que nous souhaitons garder sur les Seinomarins. Quand nous travaillons sur la vieillesse, c'est à toutes les personnes âgées que nous nous adressons, il en est de même pour l'insertion, le handicap, etc. C'est le sens de nos schémas : prendre en compte toutes les situations et donner une cohérence à notre action. Ainsi, il y a eu le schéma en faveur des personnes en situation de handicap, celui en faveur des personnes âgées, enfin, le Schéma départemental de l'Insertion. Dès janvier prochain, nous entamerons la première phase de diagnostic et de concertation avec les associations pour élaborer le futur schéma Enfance/Famille d'ici fin 2009. Concrètement, quelles orientations seront données ? |
Nous travaillons beaucoup sur la prévention. Se donner les moyens de repérer les difficultés et agir au maximum à la source. Prévenir l'isolement des personnes âgées en favorisant le lien par exemple. Faire en sorte que celles-ci restent des acteurs dans la cité à travers des initiatives comme le café des âges, le conseil de la vie sociale qui permet aux usagers d'un établissement de participer à son fonctionnement. Faciliter le lien avec l'entourage grâce à l'emploi de nouvelles technologies, un des axes importants du schéma “Bien vieillir en Seine-Maritime”. De même, dans le domaine de l'insertion, d'importants efforts ont été faits pour mieux accompagner les personnes en recherche d'emploi avec la création des nouveaux référents spécialisés insertion, l'adaptation des parcours d'insertion. Enfin, en matière de santé, il y a eu les campagnes de dépistage de certains cancers – cancers du sein, du col de l'utérus et colorectal –, l'installation de défibrillateurs dans les lieux publics pour laquelle le Département investit un budget de près de 2 millions d'euros. Dans quelle mesure les actions menées par le Département vont-elles faciliter directement la vie des Seinomarins ? |
Notre attention porte notamment sur l'accueil et la prise en charge. Dans le domaine social, les gens se heurtent souvent à la multitude des interlocuteurs. L'idée est donc de regrouper ces différents intervenants sur des lieux identifiés pour simplifier les démarches. Ainsi, la politique que nous menons de généralisation sur les territoires des Clic (Centres locaux d'information et de coordination) qui sont des structures de proximité pour les personnes âgées, va dans ce sens. Nous avons également l'ambition de rénover le réseau des 110 Centres médico- sociaux (CMS) pour les rendre plus accueillants : celui de Montivilliers vient d'ouvrir, 6 autres sont actuellement en chantier, 24 resteront à réhabiliter. Dans le même esprit, nous avons ouvert deux antennes de la Maison du Handicap à Dieppe et au Havre, et développons les services d'aide à domicile (Sessad) qui peuvent faciliter la vie des personnes en situation de handicap. Enfin, nous allons continuer nos investissements pour la modernisation des structures : ainsi dès le mois de janvier nous ouvrirons la nouvelle pouponnière de Mont-Saint-Aignan, une des trois pouponnières départementales qui vient d'être refaite et accueille 42 enfants au titre de l'Aide sociale à l'enfance (Ase). Nous comptons également poursuivre notre effort engagé en 2005, de créer plus de 800 nouvelles places en maisons de retraite (Ehpad) d'ici à 2009. |
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