


Quelles sont les conséquences des mutilations sexuelles féminines ?
Les conséquences immédiates : une douleur intense, intolérable, accompagnée de peur, d'angoisse et parfois d'un grave état de choc. Un saignement, qui peut être hémorragique et entraîner la mort et des brûlures à l'émission des urines.
Les conséquences ultérieures et à tout moment de la vie de la fillette ou de la femme mutilée : des infections vulvaires, urinaires, gynécologiques, qui peuvent évoluer en septicémies et provoquer la mort ou entraîner une stérilité, des accouchements difficiles : une femme excisée est menacée bien plus souvent qu'une autre de déchirure du périnée, une femme infibulée et l'enfant à naître sont en danger de mort, la diminution ou la disparition de la sensibilité des organes génitaux, ce qui entraîne l'insatisfaction sexuelle, des rapports sexuels très douloureux, de graves répercussions sur la santé mentale : anxiété, angoisse, dépression pouvant conduire au suicide.
Toutes ces souffrances sont inutiles et doivent être évitées. En Afrique, des parents en sont aujourd'hui convaincus et refusent ces souffrances pour leurs filles. Des comités de lutte contre les pratiques néfastes à la santé se sont constitués dans de nombreux pays africains. En France, des hommes et des femmes combattent ces pratiques.
N'hésitez pas à en parler à votre médecin, à votre centre de PMI, au centre de planification et d'éducation familiale…
En France, la loi protège tous les enfants qui vivent sur son territoire, quelle que soit leur nationalité.
La loi française est applicable à toute personne vivant sur le territoire national. Les peines prévues pour l'auteur d'une mutilation et pour le(les) responsable(s) de l'enfant mutilée sont définies par le code pénal, notamment : les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sont punies de dix ans d'emprisonnement et de 150000 euros d'amende (article 222-9) ; si la mutilation est commise sur un mineur de moins de quinze ans par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par toute autre personne ayant autorité sur le mineur, la peine encourue est de 20 ans de réclusion criminelle (article 222-10).
C'est ainsi que de nombreux parents et des exciseuses ont été condamnés en Cour d'assises, certains à des peines d'emprisonnement ferme. Une action en justice peut être engagée 20 ans après la majorité de la victime (c'est-à-dire jusqu'à ses 38 ans).
La loi française s'applique aussi lorsque la mutilation est commise à l'étranger. Dans ce cas, l'auteur, qu'il soit français
ou étranger, pourra être poursuivi en France, à condition que la victime soit de nationalité française ou, si elle est étrangère, qu'elle réside habituellement en France (article 222-16-2 du Code Pénal).
LES LÉGISLATIONS AFRICAINES
En Afrique aussi, des lois interdisent les mutilations sexuelles féminines, notamment dans les pays suivants : Bénin, Burkina-Faso, Centre Afrique, Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Ghana, Guinée Conakry, Kenya, Libéria, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Togo, Tanzanie…

LES CONVENTIONS INTERNATIONALES
Différentes conventions internationales dénoncent les pratiques discriminantes à l'égard des femmes et des enfants :
QUE FAIRE en cas de menace d'excision de fillettes ou d'adolescentes, en France ou à l'étranger ?
Toute personne, médecin ou simple citoyen, qui a connaissance d'un tel risque a l'obligation de signaler que cette fillette est en danger. L'abstention constitue une infraction pour non-assistance à personne en danger, sanctionnée par l'article 223-6 du Code pénal.
Pour cela, appeler soit :
Adresses utiles
La Commission pour l'abolition des mutilations sexuelles (CAMS)
6, place Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
Tél. : 01 45 49 04 00
Mél : w113111@club-internet.fr
Site : www.cams-fgm.org
L'association axe son action sur l'aspect juridique de l'excision. Elle se porte partie civile dans les procès de mutilations sexuelles et donne des conseils aux professionnels, aux associations et aux particuliers.
Le Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles (GAMS)
66, rue des Grands-Champs
75020 Paris
Tél. : 01 43 48 10 87
Mél : association.gams@wanadoo.fr
Site : http://perso.orange.fr/..associationgams/
Le GAMS est reconnu comme section française du Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants. Il privilégie l'information des familles et la formation des professionnels qui les côtoient,
notamment les professionnels de santé, les travailleurs sociaux et les enseignants.
Le Mouvement français pour le planning familial (MFPF)
4, square Saint-Irénée
75011 Paris
Tél. : 01 48 07 29 10
Site : www.planning-familial.org
Mouvement féministe d'éducation populaire, le MFPF accueille et informe le public sur les questions de sexualité et de santé dite reproductive. Il est agréé comme organisme formateur des personnels concernés par ces thèmes.
Fil santé jeunes : 0800 235 236
Service téléphonique anonyme et gratuit, ouvert tous les jours de 8 h à minuit.
Site : www.filsantejeunes.com
Allô enfance maltraitée : 119
Service téléphonique anonyme et gratuit, 24 h / 24 h
Site : www.allo119.gouv.fr
Les délégations régionales et départementales aux droits des femmes et à l'égalité Toutes les coordonnées sur :
www.femmes-egalite.gouv.fr
Pour les professionnels qui souhaitent faire appel à des interprètes médiateurs : Inter service migrants interprétariat
251, rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris
Tél. : 01 53 26 52 50 - Site : www.ism-interpretariat.com
• Interprétariat par téléphone - Tél. : 01 53 26 52 62 (24 h/24 h – 7j/7j)
• Information migrants - Tél. : 01 53 26 52 82
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