
Le fleuve à Sahurs étape n°1 : Le Sentier au bord de l'eau à Sahurs, le soir, Alfred Sisley, 1894, Musée des Beaux-Arts de Rouen
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La Seine à La Bouille, coup de vent, Alfred Sisley, 1894. Le fleuve à la Bouille étape n˚2.
Il aura suffi d'une légère bourrasque pour que le tableau subitement prenne vie : une voile blanche à peine déstabilisée, une touche un peu plus énergique qui donne du relief aux peupliers, quelques nuages tourbillonnant précipités sur l'horizon bleuté.
La Seine à la Bouille, coup de vent est d'ailleurs l'exact pendant du Sentier au bord de l'eau à Sahurs, le soir, peinte elle aussi à l'été 1894. « C'est un maître égal aux plus grands » disait de lui Camille Pissarro. Pourtant, Alfred Sisley meurt à l'âge de 60 ans dans la solitude et le dénuement. Ce n'est qu'à titre posthume que le public découvrira et appréciera son art.
La Seine à Caudebec-en-Caux, Eugène Boudin, 1889. Le fleuve à St-Nicolas-de-Bliquetuit étape n˚3.
Un bateau passe sur les eaux douces et nacrées du fleuve. Au milieu d'une cuvette formée par les pentes arrondies de la vallée de la Seine, verdoyante, le clocher de l'église s'élève au centre du village, tandis qu'un panache de fumées grises s'envole au-dessus des maisons.
En cette année 1889, Eugène Boudin qui vient de perdre sa femme se trouve dans un profond désarroi. Sans conviction, il se réfugie alors dans le travail et s'essaye sur des sujets inédits. C'est ainsi qu'il vient en séjour à Caudebec-en-Caux pour y peindre une petite série. Lui-même avouera d'ailleurs ne pas être revenu très enthousiaste.
Le Sentier au bord de l'eau à Sahurs, le soir, Alfred Sisley
Dans l'air éclaboussé de rose, on imagine le bruit de l'eau et la brise frissonnante qui argente les feuilles. C'est un bonheur simple, celui de marcher sur un chemin de terre qui court entre les herbes et le fleuve. Au loin, une voile blanche danse sur la Seine et entraîne l'oeil dans sa fuite mystérieuse, vers l'horizon éclairci. Cinq ans avant sa mort, Alfred Sisley vient rendre visite à son ami rouennais François Depeaux. Loin de la ville, il aime marcher le long de la Seine, y poser son chevalet et laisser errer son regard jusqu'à repérer un point d'équilibre. Alfred Sisley est avant tout un paysagiste. Impressionniste de la première heure, l'artiste restera fidèle jusqu'au bout à ses principes fondateurs : le travail en plein air, la division des tons, le choix des couleurs claires et l'explosion des contours.

Positionnement des tables impressionistes.