Le Département s'engage à augmenter sensiblement l'embauche des personnes handicapées au sein de ses services et à faire davantage appel aux entreprises de travail adapté dans les cinq années à venir.
Afin de favoriser l'insertion professionnelle, des stagiaires handicapés seront également accueillis dans les services départementaux.

La loi du 11 février 2005 réaffirme le principe de nondiscrimination à l'embauche des travailleurs handicapés. L'employeur est tenu de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l'accès et au maintien dans l'emploi de la personne handicapée.
En cas de manquement avéré à cette obligation, il vous est possible de saisir la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité).
Créée en 2004, au nom du principe d'égalité des chances, cette instance veille à ce que la loi soit appliquée, aide les personnes à faire valoir leurs droits et à obtenir réparation des préjudices subis.
La HALDE peut être saisie à votre initiative, par le biais de certaines associations ou par l'intermédiaire d'un député, d'un sénateur ou d'un représentant français au Parlement européen.
HALDE, 11, rue Saint-Georges, 75009 Paris •
www.halde.fr tél. 08 1000 5000 (coût d'une communication locale).

Les travailleurs handicapés possédent les mêmes droits et les mêmes devoirs que tous les salariés de l'entreprise. Cependant, certains aménagements ont été prévus à leur intention :
• Protection contre les discriminations Le travailleur handicapé ne doit faire l'objet d'aucune discrimination. Son état de santé, son handicap, ne peuvent être la cause d'une sanction, ou d'un licenciement.
• Rémunération garantie Le salaire doit être au moins égal au SMIC, et être identique à celui d'un travailleur valide exécutant la même tâche.
• Allongement de la durée de préavis En cas de licenciement, et sous certaines conditions, la durée du préavis peut être doublée. 74

«Est considéré comme travailleur handicapé (...) toute personne dont les possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l'altération d'une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique».
Article 70 Loi du 11 février 2005
Pour toute question sur la réglementation du travail, n'hésitez pas à consulter la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ( Carnet d'adresses).

Cette loi impose aux entreprises du secteur privé de plus de vingt salariés de recruter des personnes ayant la qualité de travailleur handicapé à hauteur de 6% de leur effectif total. Pour s'acquitter de cette obligation, il existe quatre possibilités :
- L'emploi effectif de personnes bénéficiaires de l'obligation d'emploi.
- La sous-traitance ou la commande de prestations de services à des entreprises adaptées ou à des ESAT.
- Un accord agréé prévoyant la mise en place d'un programme en faveur des travailleurs handicapés.
- Le versement à l'Agefiph d'une contribution financière annuelle calculée sur l'effectif de l'entreprise.
La loi du 11 février 2005 durcit cette obligation en prévoyant, pour les entreprises n'ayant recouru à aucune de ces quatre possibilités pendant trois années consécutives, le versement d'une contribution pouvant aller jusqu'à 1 500 fois le SMIC horaire par bénéficiaire non employé.

Le PDITH (programme départemental d'insertion professionnelle des travailleurs handicapés) coordonne l'action des acteurs de l'insertion professionnelle des personnes handicapées en Seine-Maritime : Agefiph, DDTEFP, DDASS, CDAPH, ANPE, Cap Emploi, Handiciper, Région, Département, représentants des salariés, des employeurs et des associations.
À travers cette mission, le PDITH contribue à :
- faciliter l'insertion professionnelle des travailleurs handicapés.
- favoriser le maintien dans l'emploi et la prévention des licenciements pour inaptitude.
- mobiliser et sensibiliser le monde économique à l'emploi des travailleurs handicapés.
- rapprocher les salariés du secteur protégé du milieu ordinaire de travail.

• les travailleurs handicapés reconnus par la CDAPH.
• les victimes d'accidents du travail ou de maladie professionnelle dont l'incapacité permanente est au moins égale à 10 % et titulaires d'une rente de la sécurité sociale.
• les titulaires d'une pension d'invalidité dont la capacité de travail ou de gain est réduite des deux tiers.
• les anciens militaires et assimilés, titulaires d'une pension militaire d'invalidité.
• les veuves et orphelins de guerre (sous certaines conditions).
• les sapeurs-pompiers volontaires titulaires d'une rente d'invalidité attribuée après un accident survenu ou une maladie contractée en service.
... et depuis le 1er janvier 2006
• les titulaires de la carte d'invalidité.
• les titulaires de l'allocation aux adultes handicapés.