Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, le premier muséum de région, par la diversité de ses collections, a retrouvé son public le 23 février dernier après une dizaine d'années de fermeture. Créé en 1828 par Félix Archimède Pouchet, scientifique rouennais, le bâtiment situé dans l'ancien couvent des Visitandines avait été fermé pour non-conformité.
D'importants travaux comme la création d'un ascenseur, d'un escalier de secours et de sanitaires, un accès aux personnes à mobilité réduite, la mise aux normes des installations électriques ou encore un nouvel accueil ont été effectués. L'ensemble de ces réalisations a été financé par la Ville de Rouen, le Département, l'Agglo, la Région et la souscription lancée par la Fondation du patrimoine pour un montant de près de 1,5 million d'euros.
Côté collection, la seule nouveauté se situe dans la salle du 1er étage qui présente dorénavant des expositions temporaires extérieures et les principaux “trésors” du muséum : proue de pirogue maorie, guerrier japonais, femme samoa… Si le lieu a donc conservé toute son âme, pour le plus grand plaisir des visiteurs nostalgiques, il s'ouvre également aux nouvelles technologies en proposant des visites “ventripotées”.
« Nous avons aujourd'hui un réel intérêt à jouer au sein de l'environnement ou du développement durable », souligne son directeur Sébastien Minchin. Collaborations, partenariats et convention se mettent en place dans ce sens avec de nombreux acteurs locaux.
Au muséum de Rouen, les audioguides appartiennent au passé.
Pour la première fois en France, le visiteur peut se faire guider par un “ventripoteur”. L'appareil, qui se présente sous la forme d'un baladeur numérique, a été mis au point par la Grande fabrique et Laurent Petit. Une quinzaine d'objets, spécialement mis en scène, se racontent ainsi en musique. Et lorsque la poésie est au rendez-vous, les objets inanimés découvrent leur âme…Infos pratiques : les visites ventripotées sont à découvrir jusqu'au 16 septembre 2007.