Son horizon est aussi vaste que les plaines du Colorado, taillé dans l'immensité des paysages canadiens ; et son amour pour la nature n'a d'égal que celui qu'elle cultive pour le cheval qu'elle monte en “western” ; depuis qu'elle a découvert, au salon du cheval à Paris, cette technique de monte à une main, née dans les ranchs de l'ouest américain pour le travail du bétail. Aujourd'hui Lydie Defossez est la première en France à avoir décroché son Brevet Professionnel, mention western. Une belle satisfaction au bout de cette histoire qui avait commencé comme un rêve de gosse : un banal stage de poney à Boisguilbert, puis quelques sorties en centre équestre... « J'ai reçu ma première jument pour mes treize ans », se souvient Lydie Defossez qui raconte comment elle est partie ensuite explorer la campagne: « j'ai appris dans les champs ! ». Et plus tard, de cette passion résolue, définitive, Lydie Defossez a voulu tout naturellement en faire un métier. Elle opte pour une formation d'accompagnatrice en tourisme équestre et en un an, passe ses 4 galops : « c'est la première fois que je rentrais dans un manège ! ». Elle n'y restera pas longtemps ; ce qu'elle aime avant tout, c'est l'espace, sa campagne de Regnetuit, là où elle vit, près d'Avesnes-en-Val, les voyages, ici et ailleurs. Et surtout, partager son enthousiasme : « Bien au-delà des clichés et du folklore », insiste-t-elle en vissant sur sa tête son chapeau de cow-boy, « il y a dans le western une grande complicité avec le cheval, élevé au rang de véritable partenaire ». Une approche plus libre et légère de l'équitation qu'elle compte populariser en ouvrant une école d'équitation western, qu'elle a déjà baptisée Black Dogs Farm ; Ah oui, j'oubliais, la maison accueille aussi les chiens…