Dans sa vitrine, on peut humer l'art du temps : des sculptures de métal ou de cristal, des dessins, des toiles d'Emmanuel Renaux avec ses bulles qui vous emmènent en promenade. Au 53 de la rue Edouard Lang, dans le centre du Havre, Armelle Lefèbvre tient salon… Un salon de thé peu ordinaire puisque en plus d'y boire son chocolat à l'ancienne, goûter aux petits gâteaux maison ou se perdre dans une liste impressionnante des thés du monde entier, on peut aussi y découvrir des artistes, échanger ses coups de coeurs, parler de musique ou de littérature, se joindre à un atelier d'écriture ou à un groupe de conversation anglaise, autour d'une belle flambée. Sans être artiste elle même, Armelle Lefèbvre cultive l'art de se cultiver. « J'ai toujours adoré les églises et les musées : ça a commencé comme ça ! », résume-t-elle. Il aura fallu plusieurs années passées dans le transport maritime, puis un licenciement économique, pour qu'elle se décide enfin à se lancer dans le projet qu'elle mûrissait depuis qu'elle était étudiante. Ouvrir un lieu culturel qui soit un lieu de vie : ce sera “le Parfum des Thés”, galerie associative, inaugurée en 2004. Elle a le geste précis d'une femme organisée, mais le regard qui voyage. Un peu à l'image de sa ville natale avec laquelle elle se sent liée par un attachement profond. « Il y a ici une incroyable diversité : la modernité mais aussi le passé, la ville mais aussi le port, la Seine mais aussi la mer et une forte tradition cosmopolite ». Au parfum des Thés, venus d'ici ou d'ailleurs, de plus en plus d'amateurs font escale. L'un d'eux est resté : Emmanuel Renaux dit “Manu” peintre et auteur compositeur, devenu son compagnon de route, un beau jour d'été…