Dans la vie, ils sont expert, chargé d'études, responsable de chantier et ensemble, ils sont “Guna” ; le mot est emprunté à l'hindouisme : « les Guna, ce sont les trois facettes d'une même entité », explique Florian le chanteur du groupe. Un principe d'action, un autre d'inertie et un troisième d'harmonie qui dans l'idéal doivent tenir en équilibre, une espèce de feeling incroyable qui unit Guna dans une même connivence : Pascal à la batterie, Pierre à la basse, Florian à la guitare et au chant. La preuve, ils viennent de décrocher, au mois de juin dernier, le titre de Lauréat 2006 au Tremplin Jeunes artistes Music'76, organisé par Music'76 avec le concours du Département de Seine-Maritime et sont encore sur leur petit nuage… Une aventure qui a commencé il y a trois ans sur une petite annonce : « batteur cherche musiciens... ». Pascal a ainsi rencontré Florian, trempé depuis tout petit dans la marmite de Woodstock, alors chanteur du groupe Epsylo et son complice Pierre. « Dès la première répétition, c'était le déclic ». Les trois comparses havrais ont trouvé le bon tempo et mettent en commun leur horizon, très élargi, d'influences musicales : d'ACDC à Placebo, de Led Zeppelin à Queens of the Stone Age. Un rock indépendant avec une touche franche et puissante et de l'énergie à revendre « pour faire vibrer le public ». Sous le nom de Loony d'abord, ils font la tournée des scènes locales et régionales et très vite rencontrent un accueil positif. « Nous avons choisi de faire une musique ouverte qui s'adresse à toutes les générations », explique Florian, l'oeil pétillant derrière ses lunettes de lycéen studieux, sur des textes écrits en français qui parlent de la difficulté d'être soi et de l'envie d'ailleurs, de l'évasion et du rêve. Un rêve qui pour eux devient de plus en plus tangible depuis cette finale qui les a consacrés parmi les meilleurs espoirs de la scène régionale : tout larguer pour la musique !